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  • Que deviennent-ils ? Cyril Trinel, le champion des pizzas

    Chaque jour pendant l’été, nous revenons sur une personne ou un événement qui avait fait la Une. Aujourd’hui, Cyril Trinel, pizzaïolo lensois, vice-champion de France.

    PHOTO ARCHIVES SEVERINE COURBE

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    Avant les championnats de France de pizza, les Trinel se mettent à table
    On en a parlé parce que…
    En 2013, ce pizzaïolo avait impressionné en remportant le championnat de France de pizzas. Cette année il a frôlé la première marche du podium en terminant vice-champion de France. Rien n’arrête ce passionné qui participe aussi aux compétitions internationales : championnats d’Europe et même championnat du monde. En marge de son activité, dans sa propre pizzeria, Oh Sapristi, située à Lens.
    Et aujourd’hui ?
    Ses victoires n’ont pas créé l’effervescence. Rien de grave pour Cyril qui sait garder la tête froide. « Ces victoires sont gratifiantes. Elles prouvent que le travail paye. Ce qui m’importe, c’est qu’on se maintienne et qu’on garde l’entreprise viable. »
    L’homme ne met pas vraiment en avant ses victoires pour attirer le chaland. « Titre ou pas titre, ce sont les pizzas qui comptent pour les clients. Même si je n’avais rien remporté, beaucoup de gens me disent qu’ils seraient quand même revenus. » Pas question non plus d’en profiter économiquement. « Je n’ai pas gonflé les prix. »
    Cyril compte participer aux prochaines compétitions. Et ce n’est pas sa 9e place aux derniers championnats du monde qui le découragera.
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  • PORTRAIT - Bruno et Cyril, le père et le fils, en route pour le championnat de France de la pizza

    PORTRAIT - Bruno et Cyril, le père et le fils, en route pour le championnat de France de la pizza
    Mercredi 18 mars 2015 à 18h00

    Deux pizzaiolos de Lens, dans le Nord-Pas-de-Calais, sont qualifiés pour le championnat de France de la pizza. Père et fils, Bruno et Cyril, disputeront demain, jeudi 19 mars, le titre de virtuose français de la pizza à Paris.
    Deux pizzaiolos de Lens, dans le Nord-Pas-de-Calais, sont qualifiés pour le championnat de France de la pizza à Paris. Père et fils, Bruno et Cyril, disputeront demain, jeudi 19 mars, le titre de virtuose français de la pizza. Avec son père, Cyril tient le restaurant Oh Sapristi à Lens. Tous deux n'en sont pas à leur coup d'essai. En 2012, le papa a terminé 23e aux championnats du monde à Parme, en Italie. L'année d'après, Cyril montait sur la troisième marche du podium.

    Il se lance dans la pizza à 50 ans

    Pourtant cela ne fait "que" quatre ans qu'ils s'adonnent à la passion de la pizza. Avant cela, Bruno travaillait chez le fabricant de pneus Bridgestone à Béthune. Pour lui, faire des pizzas, c'est un rêve de gamin, sans doute en rapport avec ses origines siciliennes. À 50 ans, il s'est lancé. À cette époque, Cyril suit des études tournées vers le commerce et c'est tout naturellement qu'il emboîte le pas à son papa.

    Sous l'œil des clients

    En 2011, ils ouvrent leur première pizzéria à Cuinchy près de Béthune. La salle de restaurant est réduite à la portion congrue et ils travaillent essentiellement pour la vente à emporter. L'année dernière, ils franchissent un nouveau cap en ouvrant le Oh Sapristi à Lens. Deux salles et une trentaine de pizzas à la carte (on peut aussi manger des pâtes). Tout se passe sous l'œil des clients qui peuvent admirer Cyril faire tourner sa pâte, la lancer en l'air, la rattraper, etc. En quelques secondes, elle est prête à être garnie, 29 cm de diamètre, pas un de plus, pas un de moins.

    Quelle recette ?

    Pour le championnat de France ce jeudi, Bruno a choisi une recette à base de champignons tandis que Cyril se tourne vers les coquilles Saint-Jacques. Mais tous deux préfèrent garder leurs petits secrets de fabrication en attendant, peut-être, de les trouver à la carte du restaurant. Et puis, ils sont aussi modestes. Pas question de se reposer sur leurs lauriers. "À chaque concours, on remet tout à plat, et on n'est pas à l'abri d'un four qui fait des caprices". Cyril a déjà cramé une pizza en compétition et c'est un souvenir encore cuisant.

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  • Lens: avant les championnats de France de pizza, les Trinel se mettent à table

    Venezia, Via Mercato, Scala, Palermo… Au rayon pizzeria, le Lensois est plutôt bien servi. Dans les cuisines du dernier venu Oh Sapristi, rue Diderot, on ajoute une dose de compétition à la passion. Les Trinel père et fils participent au championnat de France à Paris, jeudi. Avant de séduire les papilles du jury, leurs petits secrets de fabrication, leurs conseils et… leurs ratés.


    Leurs pizzas préférés

    Alors que dans les concours, Bruno et son fils Cyril se creusent les méninges pour trouver l’accord parfait, au quotidien, c’est plutôt la simplicité qui l’emporte. Pour Bruno, rien de tel qu’une « pizza typique, avec une bonne base de sauce tomate, des anchois, de l’origan et de l’ail ». Pour le fiston, les papilles disent oui à « une margherita, sauce tomate, basilic, mozzarella Bufala et un peu de parmesan à la sortie du four. »


    Leurs bêtes de concours

    L’an dernier au salon Parizza (le championnat de France), Cyril aurait pu rafler la mise s’il n’avait pas été pénalisé par le temps de fabrication. « J’en avais fait une en trompe-l’œil. J’avais maquillé une pizza salée en pizza sucrée, interdite en concours. La crème de truffe et le foie gras trempés dans une gélatine de groseille avaient une couleur rose bonbon. J’avais même ajouté des queues de cerise dans les billes de foie gras. » Bruno, lui, a fait mouche au championnat du monde à Parme en 2011 (1er français, 23e au général), mariant ses racines siciliennes avec la culture ch’ti. « J’avais fait la perle du Nord ; endives, crème béchamel, emmental, jambon et des Saint-Jacques poêlées au Limoncello. »


    Leurs ratés

    Pas peu fière de sa perle du Nord, Bruno avait voulu récidiver au championnat d’Europe mais avec cette fois des endives rouges. « Je me suis planté. Avec du parmesan, c’était bien trop amer. » Pour Cyril, c’était la toute première en concours en 2011 à Lille, trois mois après le lancement de la première affaire de son père. « C’était peut-être la quatrième pizza que je faisais. Elle était mal cuite, toute petite, j’ai failli la faire tomber alors que France 3 était en train de me filmer. » Bruno en remet une couche : « C’était un clafoutis. »



    L’ingrédient à bannir

    En fait, il n’y en aurait pas. « Il suffit de respecter les produits, par exemple éviter de cuire le jambon de Parme .» Le caviar est déjà apparu en concours. Bruno a opté une fois pour une pizza carotte petits pois. « Il faut éviter des ingrédients trop liquides, la pâte perdrait son craquant », reprend Cyril.




    L’ingrédient méconnu

    « Du vinaigre balsamique à la sortie du four, ça amène une touche de sucré-salé, vante Cyril. Ça se fait beaucoup en Italie du Nord. » « Il ne faut pas abuser des ingrédients, poursuit-il. Le cerveau ne retient que trois saveurs. »


    Et la pâte ?

    C’est la base de la réussite et le maître mot est la patience. « C’est comme pour un vrai boulanger, la planification est cruciale. » Chez les Trinel, la pâte repose généralement quarante-huit heures.



    Repères


    2010.

    Ouvrier chez Bridgestone, Bruno Trinel quitte son emploi à 50 ans pour réaliser un «rêve de gosse». Originaire de Sicile, il souhaite ouvrir une pizzeria.


    2011.

    Les Trinel ouvrent leur premier établissement à Cuinchy, leur ville de résidence entre La Bassée et Béthune. Cyril, inscrit en BTS, accompagne son père, «à la base juste pour donner un coup de main». Dans la foulée, tous deux participent à leur premier concours au Zénith de Lille.


    2012.

    Bruno termine 23e au championnat du monde de la pizza à Parme.


    2013.

    Cyril s’illustre à son tour aux mondiaux à Parme, se classant troisième en duo et cinquième en individuel.


    2014.

    Cyril devient champion... d’Allemagne. En mars, les Trinel ouvrent un restaurant, Oh Sapristi à Lens, rue Diderot. En fin d’année, Cyril et Bruno se classent respectivement premier et deuxième à Lomme aux qualifications pour les championnats de France de Parizza 2015.



    «Un concours, c’est quinze minutes de concentration»

    Près de 160 pizzaïolos participent ce mercredi et jeudi aux finales du championnat de France de la pizza à Paris. Ni Bruno ni Cyril Trinel, malgré quelques aptitudes à faire danser la pâte, ne sont en lice au concours freestyle. Ce sont les qualités gustatives de la réalisation qui passeront sur le gril du jury. « Pour un concours parfois sur plusieurs jours, c’est quinze minutes de concentration. On doit faire une pizza de 29 centimètres de diamètre. On est jugé sur la manière de travailler à table, sur le travail de la pâte, des ingrédients, sur la cuisson », détaille Cyril. Sont ensuite évaluées les qualités de la recette, de la pâte, de la présentation et l’originalité dans ce Top chef à l’accent italien.

    « Le premier gagne le voyage tous frais payés pour le championnat du monde à Parme en mai », souligne le fils Trinel, qui aborde avec sérieux la compétition. « On y va toujours pour faire une place même si maintenant, on participe aussi pour retrouver des copains », confie Bruno. Pas de pression toutefois des semaines avant le jour J. Cyril a trouvé ce week-end la pizza qu’il présentera (et qui fera la part belle aux agrumes), tandis que son père ressortira demain une recette à base de champignons qui a déjà fait ses preuves en concours. Une ou deux répétitions ce mercredi pour les ajustements de goût feront l’affaire. « On propose parfois aux clients de se prêter au jeu du jury. »

    Si l’organisation fournit le four, les participants viennent avec leurs ingrédients et matériels, ce qui n’est pas sans poser quelques soucis lorsqu’il faut traverser l’Europe. « Pour les championnats du Monde de Parme, on descend en voiture avec nos pâtons dans des glacières, qu’on surveille régulièrement, raconte Cyril. Impossible de prendre l’avion avec la pression atmosphérique. » E. W.

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  • Championnat du monde de la pizza 2013 à Parme

    Ajoutée le 21 avr. 2013
    Une page vient de se tourner dans le monde de la pizza, Catégorie Pizza- Due qui réunit un pizzaiolo et un cuisinier pour réaliser une pizza Gourmet
    Les trois premières places sont occupées par des français
    1er Place Pascal Poupon & Perrot Olivier
    2ème Place Despaux Jean-jacques & L'helgoualch Jean
    3 ème Place Mangione Giovanni & Trinel Cyril
    Grégory Edel en Catégorie classica est devenu le Vice Champion du monde

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  • Oh Sapristi !

    miam les bonnes pizzas faites sous vos yeux au restaurant Oh Sapristi ! à Lens

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  • FR3 Oh Sapristi

    Petit reportage de FR3 ( notre ancien restaurant à Cuinchy)

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  • Lens: les Trinel père et fils, devenus pros des concours culinaires, ouvrent leur pizzeria

    Cyril Trinel et son père Bruno possédaient une pizzeria à Cuinchy. Passionnés par la pizza depuis longtemps, ils n’avaient jamais mis leurs mains dans un four de cuistot il y a encore trois ans. Depuis, ils ont enchaîné les concours nationaux et internationaux de pizzaïolos, et se sont perfectionnés. Jusqu’à installer leur établissement à Lens.
    D’un côté, il y a Bruno, le père (54 ans). De l’autre, il y a Cyril, le fils (27 ans). Les Trinel partagent une passion commune : la pizza. Une passion qui a fini par se transformer en métier pour ceux qui ont du sang sicilien dans les veines : en juillet 2011, ils ont ouvert une pizzeria, « Oh Sapristi ! », du côté de Cuinchy (c’est là qu’ils résident). Un peu à l’étroit, et soucieux de se développer davantage, ils viennent de poser leurs valises professionnelles dans le centre de Lens, rue Diderot (les premiers clients sont attendus ce lundi midi). « L’ancien commerce, un restaurant coréen, fermait, et nous avons apprécié les locaux, explique Bruno Trinel. Nous avions la possibilité d’aller à Béthune, Liévin, et Lens. Nous avons choisi Lens. En plus, nous sommes tous les deux supporters du RC Lens depuis que nous sommes petits… »
    L’histoire de la famille Trinel est pour le moins insolite, car rien ne laissait penser, il y a encore trois – quatre ans, que les deux enfourneraient des pizzas à longueur de journée, eux qui n’avaient encore jamais mis la main à la pâte. Pour Cyril, tout a commencé alors qu’il était étudiant… en BTS MUC (management des unités commerciales). « Mon père a toujours voulu ouvrir une pizzeria, raconte-t-il. Il s’est lancé en 2011. Moi, je lui ai donné un coup de main, notamment pour le service. De fil en aiguille, je me suis retrouvé dans la cuisine. J’ai fait la connaissance de fournisseurs, et l’un d’eux m’a dit qu’il existait des concours de pizzas. Je n’avais jamais fait de pizzas, mais je me suis inscrit avec mon père. »
    C’est comme ça qu’un mois et demi plus tard, Bruno et Cyril Trinel participaient à leur premier concours. « J’avais terminé dernier », sourit le fils. Déçu par ce résultat, Cyril Trinel a tout de même fait une rencontre déterminante ce jour-là : celle de Ciro Pannella, qui possède une pizzeria à La Madeleine. Et c’est une pointure : c’est lui qui a formé José Garcia au métier de pizzaïolo pour que l’acteur puisse incarner ce rôle dans le film « Chez Gino » (sorti en 2011). « Il m’a proposé de venir à sa pizzeria pour me montrer deux ou trois astuces. Depuis, on est devenus copains, on bosse pas mal ensemble, et je m’entraîne beaucoup car vraiment, j’adore ça. Je vis pizza ».
    Et l’entraînement, un jour, ça finit par payer. Après avoir « pris des gamelles » lors de concours nationaux et internationaux, où les juges sont intransigeants sur la qualité de la pâte, la cuisson, l’esthétique, la propreté ou encore l’originalité et (évidemment) le goût, Cyril Trinel a changé de dimension. C’était l’année dernière. D’abord, il a terminé premier au championnat de France et s’est qualifié pour l’Euro.
    Il se souvient : « Je me rate et je fais trente-troisième. Et je me dis que je vais me planter aussi à Parme, où est organisé le seul championnat du monde labellisé. Et là, tout se passe super bien : je prépare une pizza à base de crème de cèpes flambés au cognac, foie gras poêlé, champignons grillés farcis au tartare de magret de canard, et copeaux de parmesan. Je fais troisième en due (comprenez en duo, en compagnie d’un ami), et cinquième en individuel ! Ça a demandé beaucoup d’heures de travail, mais vous savez, quand je prépare un concours, je peux bosser jusque 3-4 h du matin… Avant la compétition, c’est un réel plaisir de participer aux concours, de rencontrer d’autres passionnés. »
    Après leurs exploits (le papa avait également brillé lors de plusieurs concours), les Trinel père et fils vont donc poursuivre leur bout de chemin à Lens, où leur priorité sera de transmettre aux clients leur amour pour la pizza artisanale, grâce à des produits typiques. « Nous souhaitons montrer que la pizza reste un produit à part entière, et non de la malbouffe, car malheureusement, des chaînes détruisent l’image des vraies pizzas. »
    Et, si l’aventure lensoise se passe bien, et s’il trouve le temps, Cyril Trinel se rendra à nouveau à Parme pour les mondiaux. Qui sait, avec une nouvelle breloque autour du cou.

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  • Cyril Trinel est le troisième meilleur pizzaiolo dans le monde PUBLIÉ LE 09/05/2013 À 08H00

    L'Avenir de l'Artois - Ce n'est pas pour rien si du sang italien coule dans les veines de ces deux gaillards. « Je suis un fils de Sicilien né à Béthune », prévient d'entrée de jeu Bruno Trinel, le patron du Oh Sapristi.
    Cyril Trinel est le troisième meilleur pizzaiolo dans le monde
    Bruno et Cyril présentent la Cardinale, une pizza à base de fois gras.
    Ce n'est pas pour rien si du sang italien coule dans les veines de ces deux gaillards. « Je suis un fils de Sicilien né à Béthune », prévient d'entrée de jeu Bruno Trinel, le patron du Oh Sapristi.

    Si cette pizzeria a pris son rythme de carrière, c'est que son duo qu'il forme avec son fils Cyril est une véritable réussite. C'est en 2011 que l'établissement est ouvert. « Je bossais chez Bridgestone mais j'avais ce projet en tête depuis les années 80. Je voulais tenter ma chance. Et un local se libérait au même moment, cela tombait plutôt bien », détaille-t-il.
    Le virus a par la suite atteint Cyril : « Je prenais les commandes, je faisais le service, j'encaissais les clients. Mais au fil du temps, je m'approchais de plus en plus de la cuisine. De fil en aiguille, je m'y suis installé. »
    Des commandes
    à la cuisine
    Si l'établissement affiche souvent complet, le duo familial ne manque pas une occasion d'exporter ses talents lors de concours de pizzaïolo. Après quelques coups d'essai, les premiers trophées prennent place sur les étagères de la pizzeria Cyril remporte notamment une étape du championnat de France à Jeanménil. Son arme ? « Une pizza à base de fond de veau et de cèpes flambés au cognac avec son lit de roquette ciselé, foie gras poêlé et champignons farcis au tartare de magret de canard », dévoile-t-il.
    C'est cette même recette qu'il a présentée au Campionato mondiale della pizza, le seul championnat du monde labellisé à Parme du 15 au 17 avril. « Il y avait plus de 520 candidats pour 16 nations différentes », note le fils Trinel.
    C'est dans la catégorie Due (duo) qu'il débute la compétition avec Giovanni Mangionie, un ami de Metz. « On avait quinze minutes de préparation. On devait prendre en compte le temps de débarrasser le plan de travail. Giovanni s'occupait de la pâte et moi de la préparation. Pour la mise en place, à quatre mains, cela a été très vite. » En un quart d'heure, la pizza passe devant un juré de restaurateurs étoilés et de pizzaïolos très réputés. « Ils se sont jetés dessus. Il ne restait plus rien.
    Le verdict tombe : Cyril décroche le bronze en Due. « Il n'y avait que des Français sur le podium. On en a profité pour chanter la Marseillaise. Il y avait une super ambiance entre nous. C'était très dur d'être les uns contre les autres », confie le jeune homme.
    Mais pas le temps de savourer cette belle troisième place. Il était attendu dans la catégorie reine : la classique. « Je présentais une pizza avec une base à la crème de petits pois, feuilles de menthe et straciatella. Il y avait ensuite des billes de carottes poêlées au beurre, de la chair à saucisse à la fenouille et de la mozzarella fraîche. » Il finit à la cinquième place. « Cela se joue à très peu de chose. J'ai fini à un point du quatrième et à huit du troisième, c'est-à-dire rien du tout », précise-t-il, évidemment satisfait de ce bon résultat.

    « Il est fait
    pour ce métier »
    « Je suis très content pour lui. C'est un vrai précoce dans ce travail. Il est fait pour ce métier », appuie Ciro Panella, son formateur, pizzaïolo à Al Fornello à Lille.
    En attendant de nouveaux succès, Bruno et Cyril ont repris leurs habitudes dans leur cuisine cuinchynoise : « C'est agréable de bosser en famille. Il n'y a aucune hypocrisie car on se dit les choses tout de suite », note le fils. Ce dernier a néanmoins un projet de deuxième pizzeria dans un coin de sa tête.
    Et pour les derniers réticents, suivez ci-dessous le génial pizzaïolo dans ses oeuvres...
    G. H.

    CUINCHY

    L'avenir de l'Artois

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  • Le champion de pizza Cyril Trinel met la main à la pâte

    L'Avenir de l'Artois - Il garde constamment un oeil sur sa pâte à pizza, manipule les pots contenant du basilic, du curry ou encore de l'origan et se saisit parfois d'un étrange pistolet pour contrôler la température.
    Il garde constamment un oeil sur sa pâte à pizza, manipule les pots contenant du basilic, du curry ou encore de l'origan et se saisit parfois d'un étrange pistolet pour contrôler la température.

    Cyril Trinel semble satisfait : « 21 degrés, c'est parfait. » Rien ne prédestinait le jeune homme de 25 ans à devenir pizzaïolo. « Mon père travaillait chez Bridgestone auparavant. D'origine italienne, il rêvait d'ouvrir une pizzeria. À cinquante ans, il s'est lancé. » Bruno Trinel ouvre son établissement, Oh Sapristi, en juillet 2011 à Cuinchy. Embarqué dans un BTS Gestion Unité Commerciale, Cyril va donner des coups de mains : « Je prenais les commandes, je faisais le service, j'encaissais les clients. Mais au fil du temps, je m'approchais de plus en plus de la cuisine. De fil en aiguille, je m'y suis installé », confie-t-il.
    C'est alors que Ruta, le fournisseur en produits italiens, insiste auprès du binôme familial pour qu'il participe à des concours de pizzaïolo : « Mon père estimait que c'était trop tôt. Je lui ai répondu que l'on pouvait toujours essayer », souligne Cyril. Après quelques compétitions où les deux hommes se font la main, le duo s'attaque aux championnats du monde organisés par Giro Pizza : « Nous étions dans la catégorie classique où l'on est jugé sur la pâte, la recette, l'aisance et la présentation », précise le fils. Si ce dernier finit 70e sur 500, son père réussira l'exploit de se classer 26e, soit le meilleur Français.
    Mais Cyril fera une rencontre déterminante avec Ciro Panella, de la pizzeria Al Fornello à Lille : « Il m'a donné beaucoup d'astuces et les ficelles pour réussir dans le métier. » Les résultats ne se font pas attendre. Inscrit à Jeanménil pour une étape du championnat de France, il décroche la première place avec une recette imparable : « J'étais parti sur une pizza à base de crème de cèpes flambée au cognac avec son lit de roquette ciselé, foie gras poêlé et champignons farcis au tartare de magret de canard. » Il remporte un chèque de 8 000 euros pour l'achat d'un four.
    Il n'est pas peu fier de montrer son diplôme : « Je n'ai plus assez de place sur les murs pour tous les mettre », glisse malicieusement Cyril, sourire en coin de bouche.
    En début d'année 2013, il défendra les couleurs nordistes lors de la finale grâce à sa victoire d'étape. En attendant, les amateurs de cuisine italienne pourront goûter les spécialités du père et du fils chez Oh Sapristi, 12 rue Anatole-France, et notamment la Di Parma : « Il y a de la mozzarella, du gongorzola et de la crème, ainsi qu'un lit de jeunes pousses et des tranches de jambon de Parme. Esthétiquement, elle est très belle. » Avant de se lancer dans un nouveau défi ? « J'aimerais ouvrir un jour ma propre pizzeria », glisse Cyril.

    Gauthier HÉNON
    CUINCHY

    L'avenir de l'Artois

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